APPELÉS A SOUFFRIR

APPELÉS A SOUFFRIR 
1 Pierre 2.18-25 « Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. Car c’est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes. »
C’est juste une réalité de la vie que les temps difficiles viendront. Chaque adulte le sait, et l’a probablement appris à un âge précoce. Souvent, notre souffrance sera consécutive à nos propres choix et actions. À d’autres moments, nous souffrirons de bien faire. Quand cela arrive, nous devons nous rappeler que ce n’est pas seulement quelque chose qui nous arrive, une circonstance par laquelle nous devons persévérer, mais qui est en fait – si nous sommes chrétiens – une raison de notre existence. Nous sommes nés pour cela.
Pourquoi Dieu donne-t-il son sourire d’approbation à ceux qui souffrent patiemment lorsqu’ils sont victimes de traitements injustes? 
Pierre nous donne la réponse: Car c’est à cela que nous avons été appelé ( v. 21 ). C’est notre vocation. 
Quand Dieu nous appelle à une tâche, il est de notre devoir d’y obéir. C’est louable quand nous souffrons injustement et supportons la souffrance dans la patience parce que Dieu nous a appelés à cela. 
Beaucoup de prédicateurs médiatiques disent aujourd’hui que Dieu veut toujours la guérison et la prospérité pour son peuple et, par conséquent, toute douleur que nous souffrons vient de Satan et jamais de la main de Dieu. C’est une distorsion pernicieuse de la vérité biblique. C’est précisément le contraire ; notre vocation est un appel à souffrir.
La souffrance devient supportable quand nous comprenons que nous sommes dans cet état par la providence de Dieu, et qu’à ce moment-là, c’est notre vocation. 
Le mot vocation signifie « appeler », de la racine latine « vocare ». 
Si nous tombons malades avec une maladie terminale, nous pouvons maudire les destins qui nous ont amenés à ce stade, ou nous pouvons le voir comme la providence de Dieu. 
Il n’y a rien de pire que de souffrir la douleur ou le chagrin sans raison, c’est pourquoi ceux sans Christ sont sans espoir. 
Pour eux, finalement, la vie est une expérience de futilité, mais si leurs âmes deviennent capturées par la vérité de l’évangile, ils sauront que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. « ( Romains 8.28), donc il y a un but même dans notre souffrance. C’est peut-être la vérité biblique la plus difficile à embrasser.
Quand la grande souffrance de Job vint sur lui, il dit: « Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté; que le nom de l’Eternel soit béni! »( Job 1.21 ). Au fil du temps sa douleur devint si intense que sa femme lui a dit : »Maudis Dieu, et meurs! » (Job 2. 9 ), mais Job a répondu, « Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! » (Job 2.10 ). Tandis qu’il endurait la  souffrance Job a dit, « Voici, quand même il me tuerait, je ne cesserais d’espérer en lui » (Job 13.15) ; et « Je sais que mon Rédempteur est vivant et qu’Il se tiendra enfin sur la terre » (Job 19.25). C’est le message que Pierre donne. Il est louable d’accepter la souffrance avec patience car, en premier lieu, nous avons été appelés à cette même chose.
RC Sproul

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :