Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Actes 5.29


C’est par la foi que Moïse… [a préféré] être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir momentanément la jouissance du péché… C’est par la foi qu’il a quitté l’Égypte sans craindre la colère du roi…
Hébreux 11.24-27

En regardant le film sur la vie du théologien Dietrich Bonhoeffer, bien connu pour son livre Vivre en disciple : Le Prix de la Grâce, j’ai été émue aux entrailles. Cet homme, en pleine fleur de l’âge, a été emprisonné puis pendu nu, pour avoir osé s’opposer au régime hitlérien.
Si notre Seigneur a payé le prix fort de notre grâce à la croix, une fois que nous l’avons reçue, celle-ci nous oblige à une vie d’intégrité, d’obéissance, d’allégeance à notre Roi et peut nous conduire parfois à la « désobéissance civile » et au sacrifice de notre vie.
La Bible nous enjoint de nous soumettre aux autorités de notre pays et même de prier pour elles (Romains 13.1 ; 1 Timothée 2.1-2). La complication surgit quand ces autorités veulent prendre la place de Dieu. Quand j’entends des propos tels que « La république est votre espérance, votre providence et votre sécurité » ou encore « La loi de la république est supérieure à la loi de Dieu », je tremble d’indignation !
De tout temps, des dirigeants de nations ont outrepassé les limites que Dieu leur avait imparties. Ils ont cherché à instaurer le culte de leur personnalité, organiser des génocides, justifier la ségrégation, légaliser des trafics humains… C’est ainsi que des « résistants » se sont levés au nom de leur conscience et de leur croyance.

Si notre Seigneur a payé le prix fort de notre grâce à la croix, une fois que nous l’avons reçue, celle-ci nous oblige à une vie d’allégeance à notre Roi.

Je pense :

à ces sages-femmes qui « avaient la crainte de Dieu et qui ne firent pas ce que leur avait dit le roi d’Égypte : elles laissèrent vivre les enfants. » (Exode 1.17)

aux amis de Daniel qui « n’ont pas hésité à enfreindre l’ordre du roi et à risquer leur vie plutôt que… d’adorer un autre dieu » (Daniel 3.28).

à Pierre, qui a continué à prêcher l’Évangile malgré l’interdiction formelle, prétextant que l’obéissance à Dieu est première.

Que dire de ces « héros de la foi », qui ont jonché l’Histoire de l’Église, de ces chrétiens jetés aux fauves parce qu’ils refusaient de rendre un culte à César, de ces huguenots qui ont « résisté », lisant clandestinement la Bible et dont Marie Durand (enfermée pendant 38 ans dans la tour de Constance) est le symbole ?
Que dire de ces femmes et de ces hommes qui, à travers le monde, sont obligés, aujourd’hui, de se mettre en position d’illégalité pour vivre leur foi et rester en phase avec les principes moraux bibliques ?
Questions pour aujourd’hui
Allons-nous, sous la pression, pour une « jouissance momentanée », plier le genou devant un autre dieu, « abjurer » notre foi, renier nos convictions ?

Catherine Gotte Avdjian

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