ENTRE LES PURITAINS ET LES LIBERTAIRES.

« Je m’étonne actuellement de voir depuis quelques années, de plus en plus de sujets, d’articles, de livres ou même de conférences qui traitent de certains sujets ou thématiques qui jusqu’à présent avaient été évoquées essentiellement dans le cadre familiale privé ou d’entretiens d’église individualisés.

Je lisais dernièrement un article sur E21 intitulé « Glorifier Dieu pendant mes règles » qui se base sur Lévitique 15.19-25 et qui est plutôt bien écrit. Mais, je me questionne par quel chemin est passée l’idée de la parution de cette thématique et de sa pertinence éditoriale ? Sans parler d’un livre récent plutôt controversé qui vise à réconcilier les femmes avec leur sexualité.

Mais où sont les parents ? N’ont-ils pas la responsabilité de l’éducation de leurs enfants ? Même sur de tels sujets ? La démission parentale doit-elle être reprise par des pseudos spécialistes estampillés chrétiens et qui font souvent pire que ceux qui ne le sont pas ?

On va me dire que des personnes se posent des questions et elles ont besoin de réponses et d’être rassurées. Okay….mais à ce titre, il y une quantité de personnes qui se posent des questions sur des sujets qui semblent tout aussi légitimes, mais la question est de savoir si l’Eglise doit se positionner sur tout les sujets de manière aussi publique et « décomplexée » au risque de choquer bien d’autres personnes.

Nous savons qu’il y a une quantité pharaoniques de sujets qui risque de nous arriver dans les années à venir et je ne pense pas que l’on en soit tous édifiés au final, si on les aborde sur la place publique et sans pudeur. Souvent en voulant faire le bien….on produit un mal plus grand que celui que l’on souhaitait combattre au départ.

Un exemple ? Selon Lévitique 15.16, ne devrions nous pas parler des « pollutions de l’homme » qui préoccupent certains ?
Ne devrions nous pas évoquer ainsi tous les différents flux que les humains sécrètent ? Mais où va-t-on ? Rien que le fait d’écrire ces lignes me gène profondément et je sors de ma réserve car je suis profondément indignés par certaines parutions.

Sincèrement (et tant pis si l’on me qualifie de puritain car finalement cela serait un honneur pour moi 😉) en quoi est-il pertinent d’aborder de tels sujets, si ce n’est celui de renverser ce que certains qualifient idéologiquement de tabous….et que moi j’appelle sans doute très basiquement de l’impudicité dans la manière dont ils sont traités aussi ouvertement ?

Lorsque Paul écrit dans Ephésiens 5.3 « Que la débauche, ni aucune impureté, ni la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. » il semble bien évoquer le fait que certains sujets ne devraient pas être évoqués entre croyants (en tout cas de manière publique) non…?

Un autre verset me vient à l’esprit, celui de Matthieu 18.6 « Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. » A la lecture de ce verset, pourquoi ne pas mettre en balance la proportion des gens qui peuvent être scandalisés par de tels thèmes avec ceux qui aimeraient avoir des réponses à leurs questions ?

Si cette balance se posaient en amont de certaines parutions, je pense que les choix d’édition seraient plus restrictifs ou dispensés de manière plus avisées. A mon sens, il y a une volonté d’aborder tous ces thèmes au nom d’une certaine pertinence culturelle et d’une idéologisation des contenus.

Triste est l’état de l’Eglise quand elle se laisse enfermer ou pire souhaite se positionner sur tous les débats d’éthiques qui traversent notre société libertaire et surtout quand elle le fait sans aucune retenue et souvent avec une impudeur caractérisée. Bizarrement, la sexualité semble plus intéresser que la sainteté et l’idée de réconcilier les deux devrait plutôt amener à réfléchir au péché qui influence encore bien des vies plutôt qu’à légaliser certaines pratiques pour désinhiber les individus.

La sexualité n’a rien d’impure quand elle se vit au sein des limites établies clairement dans la bible. Mais, l’évocation de certains sujets en réponse à certains questionnements me semble d’avantage témoigner de la présence du péché dans les cœurs en face duquel des croyants psychologisés s’efforcent de le déculpabiliser au lieu de le traiter comme il se doit. Mais les hommes et les femmes auront beau légaliser leurs péchés dans leurs esprits, les critères divins eux n’évolueront pas.

Mais a-t-on encore le droit d’être indignés et choqués sans prendre le risque d’être qualifiés à tors de légalistes puants ou de croyants d’un autre siècle ?

Si je me fais le porte parole de certains qui silencieusement observent sans dire mot mais qui n’en pensent pas moins, alors mon objectif sera atteint. Actes 18.9 « Ne crains point ; mais parle, et ne te tais point »
Past. Xavier LAVIE

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